1 post tagged “fateh el-islam”
La bataille contre Fateh el-Islam n’est pas encore gagnée, l’armée se bat mètre par mètre pour gagner du terrain autour du camp de Nahr el-Bared et les réfugiés palestiniens fuient les lieux.
Vaste soutien international dont a bénéficié hier le projet de l’État libanais et le cabinet Siniora pèsera certainement lourd dans le combat entre la troupe et ses agresseurs.
Réponse du président français Nicolas Sarkozy à la déstabilisation en cours au Liban a été, hier, remarquable. « Il ne faut pas céder à l’intimidation », a-t-il déclaré. M. Sarkozy a décidé de dépêcher son chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, à Beyrouth au plus tôt.
Même solidarité, où la Maison-Blanche a exprimé son soutien au cabinet Siniora, tout en évoquant « une aide militaire urgente » US pour faire face aux terroristes.
L’Europe aussi s’est mobilisée, à travers la visite de Javier Solana à Beyrouth, et la Russie a également pris une position sans équivoque en faveur du monopole de la violence légitime.
Le monde arabe non plus n’a pas été en reste, puisque la Ligue arabe et l’OCI ont tous les deux dénoncé l’agression de Fateh el-Islam contre l’armée libanaise.C’est dans ce contexte qu’à l’ONU, il était question hier d’une adoption imminente du tribunal international. Le chef du PSP somme les Palestiniens d’aider à l’éradication de Fateh el-Islam et accuse la Syrie d’être à l’origine des événements. Les cadres palestiniens des deux principales tendances politiques, l’OLP et le Hamas, se lavent les mains de Fateh el-Islam comme de Jound el-Cham et des différentes cellules subversives dites islamistes implantées au Liban. Ils mettent en avant, bien légitimement du reste, le volet humanitaire, en demandant que l’on épargne la population. Sans relever qu’en réalité, les civils sont pratiquement pris en otages par les activistes, installés dans les maisons, et leur servent de boucliers humains. Les Palestiniens réguliers affirment se tenir aux côtés du Liban et de son armée. Mais, en même temps, ils ne lèvent pas le petit doigt, ni pour contrer les terroristes infiltrés ni, d’une manière plus générale, pour assainir les camps. Ils ont, de plus, démarché les autorités libanaises en vue d’un arrêt des opérations militaires.
Selon des sources informées, il leur aurait été répondu en substance, notamment de la part du commandement de l’armée : « On ne peut évidemment pas traiter ou négocier avec le terrorisme. Il est impératif, il est vital de trancher dans le vif. Les camps sont sous votre coupe. L’extraterritorialité dont ils bénéficient vous impose par elle-même des devoirs essentiels, notamment sur le plan sécuritaire. Si vous ne les nettoyez pas vous-mêmes, nous sommes bien obligés d’agir, à cause de ces débordements si dangereux pour notre pays. »